Vous envoyez des messages SMS ou RCS à vos clients ? Ces messages font-ils partie d’un processus automatisé, comme des codes de connexion ? Alors vous pourriez être la cible de fraudes sur vos messages…
Quels risques de fraude pour les messages automatisés ?
Les fraudeurs cherchent à exploiter les systèmes de login automatisés (comme les OTP envoyés par SMS) pour générer du trafic fictif et en tirer profit. On appelle ça le trafic artificiellement gonflé (AIT) ou SMS pumping.
Comment ça fonctionne ? Les entreprises envoient automatiquement des OTP lorsqu’un utilisateur se connecte, réinitialise un mot de passe ou crée un compte. Chaque message a un coût. Les fraudeurs ne veulent pas l’OTP lui-même, ils veulent juste que l’entreprise paie pour l’envoyer, et ils récupèrent l’argent via des routes SMS corrompues, des partenaires compromis ou des numéros qu’ils contrôlent.
Ces coûts peuvent vite grimper, peu importe la taille de l’entreprise. Une attaque AIT peut être dévastatrice : les pertes mondiales sont estimées à plusieurs milliards de dollars entre 2022 et 2024. Même chez nos clients CM.com, les coûts liés à ce type de fraude peuvent atteindre en moyenne 20 000 € si aucune mesure n’est mise en place.
Chez CM.com, nous surveillons et bloquons 24/7 toute activité suspecte pour protéger nos clients. La prévention de la fraude est cependant une responsabilité partagée : nous fournissons les outils et options, mais il est essentiel que nos clients les configurent correctement. Ensemble, nous empêchons les criminels de profiter du trafic illégal et assurons un environnement plus sûr.
- Brian de Liefde, PO Messaging Platform, CM.com
Comment se protéger contre l’AIT ?
Quelques bonnes pratiques :
Sécurisez le déclencheur, pas seulement le message : ajouter un CAPTCHA ou détecteur de bots aux formulaires de login ou de réinitialisation rend plus difficile l’envoi massif d’OTP.
Limitez vos volumes de messages : contrôlez le nombre de messages envoyés par période, par compte utilisateur ou par utilisateur individuel.
Bloquez les destinations à risque : certains pays ou numéros sont plus exposés à la fraude (taux SMS élevés, réglementations limitées). Vos clients n’étant pas partout, inutile d’envoyer du trafic vers des destinations vides.
Surveillez votre trafic pour détecter les abus : analyser vos flux vous permet de repérer les anomalies et de réagir rapidement.
Ces mesures se répartissent en deux grandes catégories : la protection statique et la protection dynamique.
Protection statique vs dynamique
La protection statique contre la fraude consiste simplement à mettre en place des règles strictes pour sécuriser votre trafic de messages. Cela passe par des limites claires sur le volume de messages envoyés, des restrictions d’accès par adresse IP, et la création de listes de destinations autorisées ou bloquées. CM.com propose cette protection statique via la suite logicielle Safeguard, qui inclut :
Restrictions d’adresses IP : réduisez les risques en limitant l’accès à votre compte plateforme de messagerie.
Gestion des destinations : bloquez à l’avance le trafic vers les destinations à haut risque grâce à des listes autorisées et interdites.
Limitation du débit : contrôlez le nombre de messages envoyés sur une période donnée pour éviter les pics incontrôlés qui font grimper les coûts.
La prévention statique fonctionne très bien pour la plupart des entreprises, notamment celles avec des flux de messages relativement simples. Mais ce n’est pas toujours si simple.
Si vos clients se trouvent dans des zones à risque, si vos volumes de messages varient beaucoup d’un jour à l’autre, ou si vous êtes présent à l’international, la protection statique peut parfois gêner l’envoi de messages légitimes. Dans ce cas, une solution plus dynamique est recommandée.
CM.com propose Safeguard Plus, une suite de protection dynamique qui utilise le machine learning pour adapter la sécurité au trafic réel :
Profilage dynamique du trafic : en analysant en continu les flux de messages, Safeguard Plus repère les anomalies et signale les problèmes potentiels. Comment ? En combinant la classification des destinations (haut risque vs faible risque), les écarts dans les flux, les anomalies de conversion, les numéros suspects et la fiabilité des fournisseurs.
Modes de blocage et de surveillance flexibles : suivez votre trafic sans modifier immédiatement les flux, et bloquez automatiquement les activités suspectes.
Données claires et exploitables : obtenez en temps réel des informations détaillées sur votre trafic via des tableaux de bord et rapports, pour prendre des décisions rapides et éclairées.
Quelle solution pour votre entreprise ?
La grande différence entre la protection statique et dynamique contre la fraude, c’est la flexibilité. Mais laquelle choisir pour votre entreprise ? La réponse n’est pas toujours simple. La protection statique permet de réduire les risques, mais elle peut aussi freiner votre activité lorsque des menaces apparaissent.
La protection dynamique, quant à elle, supprime ces limites et vient compléter efficacement la protection statique, surtout pour les entreprises présentes à l’international. Cela dit, il est essentiel d’avoir au minimum une protection statique en place. Et si votre entreprise devient la cible de fraudeurs, n’hésitez pas à renforcer vos défenses avec une protection dynamique pour garder une longueur d’avance.
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